19/10/2009

Les Vignerons Indépendants plaident pour un vrai vin bio

Le syndicat des Vignerons indépendants de France, qui regroupe 6.000 adhérents (sur les 27.000 vignerons français) réclame des autorités européennes un cahier des charges «strict» qui favorise un «vrai vin bio», du raisin à la vinification.
«L'Europe doit impérativement opter pour une définition stricte du vin bio, avec un étiquetage sans équivoque», martèle le syndicat.
 
"Aujourd'hui pour l'essentiel, les vins dits «bio» sont réalisés à partir de raisins issus de l'agriculture biologique, sans pour autant suivre des contraintes rigoureuses de vinification", remarque le directeur des Vignerons indépendants, Julien Dourgnon.
 
«Choisir la facilité en imposant un cahier des charges laxiste serait dénué de sens et produirait un double abus; d’abord sur les consommateurs qui veulent un vin bien distinct du vin "conventionnel", ensuite sur les vignerons "bio" qui, par respect pour leur terroir et la matière vivante qu’ils transforment, s’imposent déjà des contraintes rigoureuses à la vinification».

 

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Le syndicat demande notamment l'interdiction de la thermovinification, qui élimine les levures et les bactéries naturellement présentes dans le moût de raisin, ou encore la concentration du moût de raisin, qui élimine les acides organiques naturellement présents dans la matière.
 
«A l’inverse, pour le syndicat, l’ajout de moût concentré lui-même issu de l’agriculture biologique devrait être autorisé.»
 
«Au stade du vin fini, c'est-à-dire dans la bouteille, il est possible dans certaines conditions, de diminuer de l'ordre de 50% la teneur maximale des sulfites.  En revanche, soulignent les Vignerons indépendants, cette baisse imposée doit impérativement être modulée selon les régions viticoles en fonction des contraintes climatiques (et donc de la qualité sanitaire des raisins) auxquelles le vigneron doit s’adapter.

Qoui qu'il en soit, pour les Vignerons Indépendants, il ne peut exister qu'un seul vin bio, biologique de bout en bout, et donc qu'une seule étiquette bio».

22:29 Écrit par In Vino Veritas dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Et pour le vin non bio? Le vigneron indépendant "non bio" aura le droit de mettre tout ce qu'il veut dedans, de thermovinifier, et encore plein d'autres choses? Ce serait bien alors qu'il soit aussi obligé de le marquer sur l'étiquette!
Oui à la transparence, mais dans les deux sens!

Écrit par : olif | 20/10/2009

attention, Olif tu sais bien, que pour le vigneron "non-bio", parler des ses intervention (et gibolins) sur le vin relève d'une attaque de lèse majesté et est assimilé à une tentative de mise à mort de la filière viticole :-)!

Écrit par : Iris | 20/10/2009

Solidarité Moi, naïvement, je suis favorable à tout ce qui renforce le bio. Je ne le vois pas comme une contrainte, mais comme la marque d'un vrai engagement. Et je pense que les non-bios doivent aussi balayer devant leur porte. Mais, très naïvement aussi, j'aimerais plus de respect et de solidarité entre vignerons, de quelque bord qu'ils soient. Je n'ai pas de leçon à donner, mais je pense que quand on attaque la viticulture dans son ensemble, sur la base des excès des mauvais, même les bons en souffrent.
C'était ma minute de charité chrétienne.

Écrit par : Hervé Lalau | 20/10/2009

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