28/11/2009

En VO, svp!

Mon collègue italien Franco Ziliani se lâche, dans son dernier post sur Wino Wire.

Sa cible: le nouveau classement du Wine Spectator, et plus particulièrement, les vins italiens qui y sont présents. Non sans raison, il note la curieuse suprématie ders vins toscans (et même supertoscans), la quasi absence des grands piémontais, sans parler des vins du Sud de la Botte, eux tout à fait absents. Pour Franco, le ranking du Wine Spectator est un peu au vin ce que l'offre de McDo est à la gastronomie: peut-être pas franchement nocive, mais sacrément réductrice.

En pensant au côté réducteur de cette vision américaine sur les vins d'Italie, et plus globalement, européens, nous nous sommes avisés d'une chose: ces magazines n'emploient que très rarement des spécialistes locaux. Leurs experts de Brooklyn ou de Santa Barbara, malgré tout leurs efforts, ne pourront jamais rivaliser avec un bon connaisseur qui sillonne les Langhe ou la Sicile chaque jour que Dieu fait.

Bien sûr, on dira qu'un auteur américain sent mieux la réalité du marché américain. Mais à ce compte-là, comment ferait-il bouger les choses? Et si le consommateur préférait les avis originaux des Italiens, les vins originaux de l'Italie? Qu'en savent les rédac chefs de ces magazines. Après tout, les Italiens regardent bien les séries américaines en version originale, non?

11:30 Écrit par In Vino Veritas dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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