02/12/2009

Si Yquem m’était conté

In Vino Veritas entame le mois prochain une série sur les vins «icones»; vins connus, vins reconnus, vins d’exception, vins chargés d’histoire. Des vins qu’on n’a que très rarement la chance de boire, aussi. Quel meilleur choix, pour commencer, que le Château d’Yquem. Ne parle-t-on pas à son endroit , non sans arrière pensée financière, d’ailleurs, «d’or liquide»? On préférera sans doute la belle expression de Frédéric Dard: «de la lumière bue».

Au commencement était… un domaine

Mystère, alchimie, magie… voila des mots qui reviennent souvent à propos d’Yquem. Essayons pourtant de rester terre à terre: Yquem, c’est d’abord un domaine. Domaine dont la production vinicole est attestée depuis l’époque où «les Anglais vendangeaient l’Aquitaine». Pour l’anecdote, son nom dérive d’un patronyme germain signifiant «qui porte casque». Un nom bien martial pour un vin si doux.

 

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Le château d'Yquem

 

En 1593, un certain Jacques Sauvage rentre en possession du domaine. La famille bâtit le château et constitue progressivement le vignoble, rachetant parcelle après parcelle. A l’époque, déjà, on connaît l’importance des vendanges tardives, même si les causes de la botrytisation sont encore mal connues. Un peu plus d’un siècle plus tard, Léon Sauvage est anobli par Louis XIV, sous le nom de Sauvage d’Yquem. En 1785, sa petite fille, Françoise, épouse le Comte Amédée de Lur-Saluces - le domaine ne quittera plus la famille pendant 2 siècles.

 

La suite dans IVV de janvier-février...

07:59 Écrit par In Vino Veritas dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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