15/03/2010

Une pensée pour Jean Ferrat

Une pensée pour Jean Ferrat, mort ce samedi, et qui avait souvent chanté le vin. Entre beaucoup d'autres choses.

"C'était une affreuse piquette, mais il faisait des centenaires, à ne plus savoir qu'en faire..."

Jean Ferrat ne sera pas centenaire. Mais ses chansons lui survivront. 

"Je voudrais mourir debout..." chantait-il. Au sens figuré, il y sera parvenu. Revenu de bien des illusions, il avait gardé intacte sa capacité d'indignation.

Pas besoin d'être communiste pour ressentir ses mélodies, ses textes et sa voix. Celle d'un homme de conviction, d'un honnête homme, aussi. 

A Hollywood, on dirait "This is it" et on en ferait un DVD. Mais Ferrat mérite bien mieux que ça. Le respect et la postérité.

Santé, Camarade!

 

JeanFerrat1.jpe

16:02 Écrit par In Vino Veritas dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

"Entre beaucoup d'autres choses." "Entre beaucoup d'autres choses."
On n'oubliera pas que dans ce "beaucoup", figurait le soutien jamais totalement démenti à l'une des idéologies les plus sanglantes du XXe siècle.

Jamais totalement repenti sur le fond (sauf à la marge de façon bien commode sur ce qu'on voudra faire passer pour des "excès" de régimes alors qu'ils faisaient partie de la substance même de cette idéologie)

Un homme qui ne pouvait pas prétendre qu'on ne l'avait pas averti de la situation ne mérite pas d'être qualifié d'honnête homme.

Signé: un descendant d'immigrés polonais, scandalisé par l'indulgence hypocrite et sélective qui a à nouveau cours en France...

Écrit par : jpa | 16/03/2010

Le Bilan, Camarade, au moins deux exemples de remises en cause par Ferrat du communisme d'Etat. Et pas seulement à la marge. Et voila des chansons qui ont dû lui coûter à écrire, lui qui avait été sauvé des nazis par des militants communistes, lui qui avait certainement idéalisé le Grand Soir.
Ca n'en fait pas un héros, mais un homme honnête, oui, je le crois. Et qui a payé son engagement tout au long de sa carrière.

Écrit par : Hervé | 23/03/2010

Trop facile Ferrat écrit "Le Bilan" en 1980, et en 1981, il appelle à voter Georges Marchais aux présidentielles!
Trop commode... Juste ce qu'il faut pour se donner bonne conscience sans aller trop loin dans les actes.
Non, toujours pas honnête sur ce coup là. Il aurait pu "résister" un peu plus de quelques mois...

Écrit par : JPA | 28/03/2010

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