28/12/2010

Derrière les mots

Un peu d'histoire dans ce monde sans mémoire: la Convention, ses légistes, ses savants, ont accompli une oeuvre immense pendant la Révolution française.

Mais le mot conventionnel, appliqué à la viticulture, c'est tout autre chose.

N'est-il pas paradoxal que ceux qui utilisent des produits de synthèse que la chimie a développé pour eux dans les années 1950 soient affublés aujourd'hui du nom de "conventionnels"; comme si c'étaient eux qui fixaient la norme.

Prenons un peu de hauteur: qu'est-ce que 50 ans de chimie face à des millénaires de biologie? Où est la norme?

Bon d'accord, le terme "biologique" n'est peut-être pas le mieux choisi non plus - car tout est biologique, dans le monde du vivant. Mais comment qualifier ce qui n'est pas artificiel? "Naturel?" "Nature?" On touche là à un autre débat, mais après tout, pourquoi pas?

Mais derrière les mots, il y a des faits, des gens, des interdits. Isabelle Perraud (Côtes de la Molière) en parle très bien dans son dernier post: c'est ICI

Nous affectons de croire que conventionnels, bio et naturistes sont trois chemins entre lesquels chacun est en droit de choisir, comme si c'était juste une question de point de vue. C'est oublier le poids des habitudes, des réglements, la pression finacière et sociale. Encore aujourd'hui, être bio, être biodynamiste ou "nature", c'est sans doute  d'abord le fruit d'une prise de conscience, mais c'est aussi une sacrée prise de risque.

01:49 Écrit par In Vino Veritas dans Tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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