15/04/2011

Primeurs de Bordeaux (Cinquième journée)

Jour 5:  Union des Grands Crus 

Grosse journée en perspective, direction le Médoc. La joie de la circulation bordelaise : 2h pour parcourir 75km pour atteindre Fourcas Hosten où nous attend l’Union des Grands Crus pour la dégustation des Médoc, Moulis, Listrac et Margaux.
Heureusement les premiers échantillons me mettent en joie d’un millésime gâté par la nature.

Après un déjeuner sympathique entouré, entre autres, de Michel Bettane et Herwig Van Hove qui se lancent des gentilles piques comme un ex-vieux couple de divorcés, je met fin au spectacle en emmenant Herwig pour notre prochaine destination : Château de Belgrave.
 
Jour 5: CVBG

Le Château de Belgrave appartient au négoce CVBG qui présente 220 vins! : un concentré de ce qui se fait de mieux à Bordeaux, de l’appellation la plus modeste aux crus les plus prestigieux, et dont certains vins ne se présentent jamais dans les dégustations syndicales ou associatives, du bonheur pour les professionnels.
Bonheur d’autant plus assuré que l’organisation de la dégustation est parfaitement orchestrée, parfaitement maitrisée : espace, lumière, température de la salle, température des vins… des détails qui nous installent dans de parfaites conditions de dégustation. Alors… nous y avons passé la journée !
Cette dégustation c’est aussi l’occasion pour nous de regoûter et conforter nos appréciations précédentes. C’est aussi l’occasion de goûter les vins de personnages tels que Jonathan Maltus ou Gérard Perse. Jonathan Maltus est un aventurier anglais qui s’est arraché de la City pour mettre les mains dans le marc. Sont présentés ici, 7 vins et tous sont bons. Difficile d’en dire autant de Gérard Perse qui, hormis un excellent Monbousquet, passe à côté, même à Pavie, ce terroir que Professeur Glories qualifiait de «terroir chaise longue» tant il n’y avait rien à faire, juste laisser la nature faire.
Herwig Van Hove dira très justement : «on assiste ici à l’illustration du drame de ce millésime : à vouloir trop prendre de tout, surmaturité, extraction, concentration, on fini par avoir tout en trop, couleurs, tannins, alcool…».

Ndlr. Ce ne serait pas la première fois que Pavie se goûte mal aux Primeurs, pour revenir par la grande porte. ensuite. On pense au 2000 et au 2003, notamment... Que cet exercice des Primeurs est délicat... voire aléatoire...

Fabian Barnes

Commentaires de dégustation complets dans IVV 147. Sortie prévue le 20 avril.

09:45 Écrit par In Vino Veritas dans Actualité, Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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