14/12/2011

La Loi EVIN a 20 ans : et alors ?

En plus des remords tardifs de quelques parlementaires, le colloque organisé par Vin et Société à la Chambre des Députés a tiré un bilan mitigé de 20 ans de loi Evin. Un bilan c’est un actif et un passif, du positif et du négatif… La loi Evin a eu des effets positifs : par exemple, la complexité de la Loi a découragé les entreprises du Nouveau Monde de viser le marché français et en 2010, la part des vins étrangers ne dépasse toujours pas les 5% du total des vins consommés dans l’hexagone. La loi Evin n’a ni ralenti, ni accéléré la chute de la consommation de vin en France entre 1990 et 2000, car au même moment, le succès du French Paradox (Merci professeur Renaud) en fut le meilleur antidote !

Le passif de la Loi Evin est lourd. Les dégâts se mesurent sur le plan économique, sur la notoriété de la France, sur la diminution du nombre de vignerons (- 40% en 20 ans). Le caractère excessif de la Loi a dépassé les frontières : l’image du pays, premier producteur de vin a été ternie.

Alors faut-il faire évoluer la Loi ? Pas sûr. Cette loi qui s’attaquait à la publicité ne pourra rien contre la puissance de la communication digitale et sociale. Alors faut-il la réécrire en distinguant le tabagisme de l’alcoolisme et l’alcoolisme des autres addictions. Certainement la bonne solution, mais faut-il rouvrir le débat ?
Michel REMONDAT (Vitisphère)

18:23 Écrit par In Vino Veritas dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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