24/11/2012

Vive les concours!

Petr Antocianu est oenologue en chef à la Coopérative de Balaclava, dans les Côtes de Knout, en Moldaquie.
Le mois dernier, il a inscrit deux de ses vins à l'International Wine Contest de Romorantin, délocalisé cette année à Sapporo.
Cela lui coûte 180.000 platinki par échantillon (l'équivalent de 140 euros), mais cette année, exceptionnellement, ses raisins étaient presque mûrs et presque sains. Et puis, il a pu utiliser le système de flash-détente installé en janvier à la fromagerie de Knout, qui l'emploie pour ses yaourts, avec le succès que l'on sait sur le marché local.
Bref, il a des ambitions.
Primo, c'est sûr, un de ses vins va gagner une médaille et la Moldaquie va ainsi enfin pouvoir sortir de l'anonymat dans lequel la médiocrité de sa production l'avait injustement plongée.
Peut-être même qu'elle remportera une super-médaille (ne serait-ce que dans la catégorie "vins copeautés"). Vu le niveau des Bordeaux et des Bourgognes inscrits (on dirait la liste des invendus d'un catalogue de curateur de faillite), Petr estime avoir sa chance.
Secundo, Petr va enfin pouvoir obtenir l'augmentation que Micha Regulatorul, l'inamovible directeur de la coopérative (et ancien commissaire du peuple pour la Moldaquie orientale), lui refuse depuis 10 ans. C'est Maria, sa copine, qui va être contente.
Et même, qui sait, Micha dégagera-t-il un budget pour acheter un système d'osmose inverse, et un appareillage de flash-détente. Comme ça, Petr ne devra plus dépendre du bon vouloir de la fromagerie et de Mme Dragul, son insatiable directrice.
Et au final, qu'il pleuve, qu'il vente, ses vins seront mûrs, fruités, souples et marchands tous les ans.
Alors merci qui?
Merci les concours de vins!

08:50 Écrit par In Vino Veritas dans Actualité, Tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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